Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 20:42

http://img15.hostingpics.net/pics/229490ThePregnantDancers.jpgTons blanc/gris, visuel intriguant au possible et un poil décalé, la pochette de ce premier EP laisse songeur. On ne sait pas vraiment ce qu'il faut y voir, mais l'intuition ne trompe pas: l'EP va être bon. Est ce le cas? Assurément, on peut même dire sans crainte que tout les éléments sont réunis pour qualifier The Pregnant Dancers d'excellent groupe? Pourquoi donc? La réponse sans plus attendre.

Formé sur les cendres d'un groupe au nom un tantinet plus compliqué, The Pregnant Dancers sous la forme d'un quatuor, ni plus ni moins. Une formule simple, qui a fait ses preuves plus d'un millier de fois. Influencé par Sonic Youth et My Bloody Valentine (entre autres), le premier titre fait office de jolie carte de visite. "New York City", voila son titre et pour résumer les sensations qui imprègnent sans tarder l'auditeur, une chose simple s'impose: "on s'y croirait!". "Disappear" s'enchaîne, l'impalpable voix de Pascale nous envoûte dès les premiers instants et on se sent comme dans un décapotable familière, traversant la ville puis la quittant à toute vitesse. 

Le voyage, la capacité de transporter l'auditeur, voila des qualités qui devraient être obligatoires avant de faire un cd! S'il y avait un examen pour vérifier la bonne maîtrise de ces choses, le groupe l'obtiendrait sans problèmes! "Falling Stars" porte magnifiquement son nom. Il suffit en effet de fermer les yeux pour se figurer une pluie lumineuse chutant sur un paysage nocturne... Un très beau moment de cet EP. Et puis il y a cette douce interlude au titre si bien trouvé aussi avant de plonger dans les treize minutes de "Rebirth", longue étendue sonore semblant infinie. En treize minutes, le groupe aurait pu se planter, largement et royalement mais évite avec une magie certaine tout les soucis pour nous offrir un très beau générique de fin.

Pour ceux qui restent après la fin pour savoir s'il y a un petit bonus, on répondra par l'affirmative puisque le remix du premier titre de l'EP se laisse écouter avec un certain plaisir également. Pour les autres, que dire de plus? Il n'y a pas grand chose à reprocher à cet EP, et il est évident que les amateurs des groupes dont The Pregnant Dancers se réclame tomberont amoureux de ce bel ouvrage. Pour les autres, tout les curieux à qui ils manquent de jolies choses à écouter, ne cherchez plus, tout est ici! 

 http://img15.hostingpics.net/pics/229490ThePregnantDancers.jpgThe Pregnant Dancers, Rebirth, disponible depuis décembre 2011 en autoproduction
 http://thepregnantdancers.bandcamp.com/

Par Métastases - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 21:41

http://img15.hostingpics.net/pics/486874NoiseEmissionControl.jpgSi, comme pour pas mal d'endroits en France ces derniers jours (nous sommes en effet fin mai et la météo semble persister à vouloir être celle d'un automne moyen) , rien ne vous fait transpirer, voila une solution qui pourra peut être vous convenir. Elle est très simple: Vous disposez votre meilleur sono dans votre maison, vous vous procurez un exemplaire du premier album de Noise Emission Control et vous le lancez au volume 11 (remarquez la référence). Résultat garanti.

Et même un peu plus que ça tant l'énergie qui déborde de ce premier album est frappante. "Termine" le premier titre, ne termine pas l'album mais le débute avec une fougue indéniable, un peu comme si on montait dans un train lancé à pleine vitesse. On s'accroche alors avec tenacité à "No, No, Nothing" et on se dit qu'avec un tel démarrage, tenir sur la longueur ne va pas être aisé. Loin de la, le groupe formé en 2006 maîtrise totalement son sujet et le prouve avec une facilité évidente sur les 10 titres de l'album.

"8th Wonder" alterne les passages un poil plus posés pour un résultat très rock'n'roll avec un groove impeccable pour le plus grand plaisir de l'auditeur, tout comme le nerveux "Survie". Rarement au dessus des quatre minutes, probablement par souci d'efficacité, les titres s'enchaînent avec la rapidité d'une formule 1, et si l'on devait d'ailleurs lancer un petit reproche une fois arrivé au milieu de l'album, il concernerait ce sentiment de légère répétition qui s'installe un tantinet. Bien sur, tout cela est bien joué avec une rage non feinte, et si le temps semble passer assez rapidement, on se surprends à se demander "mais ils se calment jamais la dedans?", ce qui peut être considère comme un bon ou mauvais point selon les goûts de chacun.

Et a la question posée plus haut, la réponse s'impose rapidement avec la fin de l'album: JAMAIS! Ces gens ne se calment jamais, absolument jamais! Faut il s'en plaindre pour autant? Eh bien, tout dépendra du point de vue à adopter. Si vous êtes un grand nerveux en quête d'un superbe défouloir et désireux d'évacuer vos mauvaises idées à travers un exercice de sudation extrême, écoutez donc cet album, il ne pourra vous faire que du bien! Si vous préférez les ambiances plus nuancées, posées

http://img15.hostingpics.net/pics/486874NoiseEmissionControl.jpgNoise Emission Control, Noise Emission Control, actuellement disponible en autoproduction
http://www.myspace.com/noiseemissioncontrol 

 

Par Métastases - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 10:42

http://img4.hostingpics.net/pics/256448Aqme.jpgQue de chemin parcouru depuis University Of Nowhere! Après un petit passage à vide sur un troisième album à la production assez douteuse, un changement de guitariste qui aura donné un début de second souffle au groupe, voila que le 6ème album du groupe sort dans un contexte bien particulier. Mais que se passe t'il donc? C'est très simple, l'album à peine sorti, Thomas, le chanteur du groupe depuis la première démo, a annoncé récemment qu'il quittait le groupe. Si la chose est plus que surprenante, qu'en est il de sa dernière prestation studio?

Eh bien si l'on peut dire une chose de simple sur la dernière prestation de Thomas, cela peut se résumer en mot et sera valable pour les autres membres également: Bravo! Et même un grand bravo! On ne pouvait pas rêver mieux comme "final", même si l'album n'a pas été construit comme tel. Thomas y expose une voix impressionnante, pleine d'une puissance époustouflante. Etienne amène son jeu de batterie à un niveau impressionnant, formant avec Charlotte une section rythmique idéale, parfait support pour Julien, qui s'est définitivement et parfaitement intégré au groupe.

C'est d'ailleurs Julien qui introduit l'album avec "Idiologie", bientôt rejoint par ses acolytes. Le titre est efficace, frontal, laisse apercevoir une certaine idée renouvelée de l'AqME d'il y a quelques années avec néanmoins une mention particulière, et qui sera valable tout au long de l'album, pour les textes. Si l'écriture de Thomas a connu des hauts et des bas sur l'ensemble de la carrière du groupe, ce dernier album restera celui de ses meilleures textes, plus variés, plus travaillés, même si la puissance de ses cris ne permet pas toujours de tout identifier. Le morceau titre synthétise parfaitement le nouveau tournant emprunté par le groupe. Julien multiplie les plans de guitare ravageurs, appuyant sa différence d'avec son prédécesseur, le ton est plus lourd que jamais. AqME a définitivement changé.

Mais reconnaît on encore le groupe qui aura marqué des oreilles avec "Si N'existe pas"? Oui et non pour être honnête. Le style d'écriture a radicalement changé, on ne peut le nier. Ben avait un certain sens de la simplicité, de l'efficacité, en témoigne des merveilles comme "Le Rouge Et Le Noir" par exemple. On pouvait sentir une certaine influence Nirvana et aujourd'hui, cette influence s'est volatilisé. Julien ne partage pas forcement les mêmes standards, et l'influence de groupes tels que Cult Of Luna, conjugué à l'amour du death metal d'Etienne, se font désormais sentir davantage. La fin de "Luxe Assassin" n'en est elle pas une preuve évidente? Et les déferlements de "My English Is Pretty Bad" alors? Le changement, c'est maintenant, qu'il disait...

Mais si l'écriture a changé, se complexifiant largement, l'esprit du groupe n'a pas totalement sacrifié son sens de l'efficacité! Loin de la même et il suffit d'écouter "Marketing Armaggedon" pour s'en convaincre. Et pour ceux qui trouveraient Etienne un peu mou du genou pour un batteur fan de death metal, écoutez donc "La Dialectique Des Possedés" et son passage de blast d'une sacré violence. Et pour finir l'album, pas d'ambiance posée comme sur l'album précédent mais un dernier déchaînement de puissance. La cerise sur le gâteau en quelques sorte.

Bravo donc, on l'a dit plus haut mais au risque de se répéter, bravo encore! Superbe évolution donc, d'autant plus lorsque l'on pense qu'AqME est bien le seul et unique groupe survivant d'une Team Nowhere aujourd'hui morte et enterrée... Mais n'était il déjà pas l'exception du collectif? Avec un univers très loin des ego trips d'Enhancer (par exemple) et des featurings "big up tac tac t'as vu mon sweat de Paname"?  AqME mérite de durer, et on espère que le départ de Thomas, remplacé par l'excellentissime Vincent pour la tournée à venir, ne les empêchera de nous offrir encore longtemps des albums d'une telle qualité. On croit en eux, en tout cas, et on leur apporte tout notre soutien! A très vite!

http://img4.hostingpics.net/pics/256448Aqme.jpg AqME, Epithete, Dominion, Epitaphe, actuellement disponible chez At(h)ome
 
http://www.aqme.com/

Par Métastases - Publié dans : Musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 21:34

Bon eh bien, il paraîtrait que Scott Weiland est de nouveau le chanteur de Velvet Revolver... Ou pas, parce que Slash nous dit que c'est pas très vrai cette histoire... On prend les paris... Qui ment selon vous?

Par Métastases - Publié dans : News
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 15:16

 

http://img15.hostingpics.net/pics/838040mARTI2.jpg

On avait parlé de lui il y a quelques temps, pour tout ceux qui avaient été charmés par le monsieur, voila de quoi faire durer le plaisir!.

 

Domino: Qu’est-ce qui t’a amené à la musique ?

Marti: C’est mes parents qui m’ont transmis cette passion. Ils avaient un
studio d’enregistrement à l’étage de la maison familiale. Mon père
composé beaucoup, il était aussi bassiste et guitariste, ma mère,
elle, chantait. Du coup j’ai toujours baigné dans cet univers, depuis
mon plus jeune âge. A 6 ans, j’ai dû faire un choix décisif :
commander au Père noël une mini moto ou une mini batterie! J’ai, bien
entendu, fait le choix de la batterie ☺. Et c’était parti! À 7 ans,
premier groupe de rock’n roll et premier concert. Depuis je ne me suis
jamais arrêté.


Parles-moi de ton parcours, ce qui t'as fait devenir MARTI ?

Comme je disais, à 7 ans, j'ai eu mon premier groupe en tant que
batteur. On reprenait des standards de rock (Rolling Stones, Beatles,
Blues Brothers, James Brown) mais on avait aussi nos propres compos.
Plus tard mon père m'apprend quelques accords de guitare et je
commence à composer et à enregistrer quelques compos sur un bon vieux
magnéto à bande stéréo ☺. Jusqu’au  jour où mon cousin me fait
découvrir un groupe qui va tout changer : Silverchair. À la première
écoute, j'ai un gros coup de cœur et je me mets aussitôt à vouloir
monter un groupe en tant que guitariste-chanteur. De là plusieurs
projets s'enchaînent, notamment le groupe Seaside avec qui j'ai
partagé, pendant 6 ans, une super aventure artistique et humaine.
Entre temps, je quitte ma ville natale qu'est Toulouse pour Paris.
J'intègre alors le groupe Stoïk en tant que chanteur. Après une
tournée épique ☺ l'aventure s'arrête. De mon côté l'envie d'un projet
solo a toujours germé dans ma tête et je décide de le développer pour
de bon et c'est ainsi que naît Marti.

 


Quelles sont tes influences premières ?

J'ai toujours baigné dans la pop et le rock qu'écoutaient mes parents.
Mais très tôt, vers 9 ans, je suis devenu accro aux Beatles. Ça
résumait tellement tout ce que j’avais écouté avant (Michael Jackson,
Toto et tout ce qui passait à la radio). J'ai vite compris qu'ils
avaient imprégné toutes les générations après eux, et ça continue
encore. Leurs mélodies, leurs harmonies sont tellement riches et
intemporelles, et en même temps très populaires, j'aime beaucoup cette
idée. Ensuite mes influences sont nombreuses, elles peuvent aller de
Miles Davis, passer par Dylan, Radiohead, Tété, The Roots et finir par
Metallica ☺. Mais en ce moment je suis vraiment conquis par des
artistes comme Fink, Jonathan Wilson ou encore Shawn Lee et Bon Iver.


D'ou vient ce pseudo Marti ?

Je ne voulais pas utiliser mon nom civil, et en même temps je voulais
quelque chose qui est un vrai sens pour moi. Comme beaucoup, j'aurais
pu choisir mon nom de famille, mais aussi bien celui de mon père que
celui de ma mère sont déjà très utiliser dans le milieu artistique. Je
suis donc remonté aux grands parents et c'est comme ça que j'ai
baptisé mon projet Marti, qui est le nom de jeune fille de ma grand
mère paternelle.


Et comment s'est passé l'enregistrement de ce premier EP ?

L'enregistrement s'est étalé sur plusieurs mois. J’ai pris le temps
car je voulais faire un premier disque dont je sois fier et qui
représente le plus largement mon univers. Il y a donc des titres plus
anciens comme “Corps à terre” et des plus récents comme “Faut-il?”.
Une partie s'est faite à Toulouse et l'autre sur Paris. J'ai la chance
de toucher à tout les instruments, j'ai donc tout joué sur le disque,
comme un grand :)  J'ai aussi la chance d'avoir des amis sympas,
drôles et talentueux avec qui j’ai travaillé. Baptiste et Guillaume
m'ont apporté leur savoir en studio et c'est en grande parti grâce à
eux si ce disque à pu voir le jour. Pour l'étape finale j'ai eu
l'honneur de collaborer avec Dominique Blanc-Francard pour le
mastering. Il a su apporter son grand savoir faire et couronner le
tout en y metant sa "griffe".



En live, tu es seul ? Tu as un groupe avec toi ? Comment est-ce que tu
vis et transmets la chose ?

Ça dépend ! Il m’arrive de jouer seul, pour des showcases notamment.
Parfois c’est en duo et parfois avec mes musiciens, nous sommes quatre
sur scène. En live, le rendu est épuré, on essaye d’aller à
l’essentiel tout en gardant un fil conducteur, une couleur durant le
concert. Par définition, en live, tout est plus brut, plus direct,
surtout quand les textes sont en français. A ce moment-là il y a une
dimension supplémentaire, c’est celle de captiver les auditeurs par
les mots et la manière de les interpréter, de les chanter. Quand il y
a un silence de mort dans la salle c’est plutôt bon signe ☺


Les projets à venir ? Tu peux nous en parler ?

Sur les mois à venir ça sera des concerts, des showcases et festivals
pour promouvoir le disque. Et puis parallèlement je travaille déjà sur
la suite de « La chasse au bonheur », beaucoup d’idées se bousculent
dans ma tête mais je n’en dirais pas plus pour le moment... à suivre
;)

 

Par Métastases - Publié dans : Interviews
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Métastases webzine

musique, littérature, art contemporain

E-zine quotidien tenu en ligne par Domino, Métastases Webzine répertorie les actualités des courants underground et mainstream, sans compromis, à travers des news, des chroniques, des interviews, des concours et des vidéos. Indépendant de A à Z, Métastases Webzine se veut libre et sans publicité.

Pour tout contact (service presse, suggestions, réclamations, remerciements, autres...), merci de nous écrire en remplissant le formulaire disponible en bas de la page.
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés