[Oldies]

Publié le par Métastases


Babylon Zoo
par Arno Mothra

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1996, l’année où tout a concrètement changé dans l’industrie du disque, car si la nullité a toujours été l’opium du peuple (surtout en France, responsable d’Hervé Vilard et de Patrick Sébastien tout de même), il serait de bon ton de préciser qu’avant cette année fatidique, il n’était pas superflu de croiser The Cure, Depeche Mode, Nirvana, K’s Choice, Skunk Anansie, Chris Isaak ou Visage aux côtés de Gold et Roch Voisine dans le top 50. Après quoi, on a chaviré vers le monopole du bon goût (les dindes brailleuses à la Lara Fabian, le rap caca-beurk de Passi, les musiques de travelots à la Floorfilla, les pouffs à la Britney Spears, le rock à pucelles genre Kyo, les boucs à la Christophe Maé ou, pire encore, les fumisteries à la Lady Gaga).

Rappel des faits : nous sommes en pleine machine infernale de la dance, des boys band et des mauvais clones des Beatles (les insupportables Oasis). Au milieu de ce triste amas de merde, un groupe sorti de nulle part cartonne dans les charts avec « Spaceman » ; il s’agit de Babylon Zoo, mené en trombe par Jas Mann qui écrit, compose et interprète la totalité des titres de The boy with the x-ray eyes, premier album du nom. À l’époque, le personnage a de quoi dérouter dans cette course au formatage ambiant autant pour son approche moderne et ambiguë de David Bowie que pour sa musique novatrice, sorte de rock industriel et électronique aux simulacres metal et orientaux (de par les origines hindoues du chanteur) ; une véritable surprise qui a sans doute inspiré Marilyn Manson pour son Mechanical animals.

Malgré de très bons singles (servis par des remixes de qualité, ce qui est rare pour être souligné) et un deuxième album aussi glam que lumineux (King Kong groover), Babylon Zoo sera vite oublié des médias et arrêtera les frais à l’aube des années 2000, peu soutenu par son propre label. Si un troisième opus fut ensuite annoncé pour 2005, on n’en a toujours pas vu la couleur…

« Spaceman » (Jas Mann)
1996 (The boy with the x-ray eyes)





Far
par Domino

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Far, récemment reformé, avait offert un magnifique album avant sa séparation. Water and solutions était sorti en 1998 et marquait le testament du groupe, lequel ne tarda pas à se séparer par la suite. Au programme de ce qui a failli être leur dernier album ? Des chansons savamment bien foutues, accrocheuses, des mélodies énormes, des guitares toujours de bon ton et une voix… mais quelle voix oui ! Jonah offrait ici sa meilleure prestation, qui restera marquée dans les esprits de beaucoup. Un exemple ? « Mother Mary », sûrement le titre le plus connu de l'album, et sûrement l'un des meilleurs titres de tous les temps, soyons fous, osons-le. À savourer sans modération, ce genre d'abus n'étant définitivement pas dangereux pour la santé.

« Mother Mary » (Far)
1998 (Water and solutions)

Vidéo ici

Publié dans La vidéo de l'instant

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