[Oldies]

Publié le par Métastases

Korn
par Domino

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Après avoir rendu un hommage à Paul Gray la semaine dernière à travers un Oldies un peu spécial, rendons donc hommage à un groupe tout aussi mort, du moins musicalement.

Korn, formé en 1993 à Bakersfield fut le fer de lance du néo métal ; fer de lance qui tomba vite en déchéance, le groupe rentrant rapidement dans une auto suffisance fatale. Contrairement à ses collègues Deftones, toujours en quête d'évolution, le quintet tourna vite en rond, tenta des expérimentations en forme de pétard mouillé avant de connaître un premier drame, le départ de Head, guitariste et membre fondateur, principal artisan du son de Korn avec Munky. Le groupe voudra faire comme si de rien n'était, et toujours aussi auto suffisant prendra un guitariste qu'il ne laissera pas jouer sur scène avec eux, parce que bon Korn c'est Korn, les remplaçants c'est les remplaçants faut pas déconner. Un album moyen verra le jour (du faux renouveau) et sera tout aussi vite oublié. Un malheur n'arrivant jamais seul, David Silvera, fatigué de courir après ses 20 ans, partira également du groupe, prétextant l'habituelle petite pause pour se recentrer. La pause dure toujours depuis 4 ans, tirez-en les conclusions que vous voulez. Le groupe recrute alors un autre batteur dont personne n'est fichu de se souvenir du nom, et enregistre un « Unplugged » (ça fait poète) où, comble du ridicule, les musiciens "non-Korn originel" jouent masqués. Pourquoi pas… Suit un nouvel album studio, tout aussi vite oublié par les fans et apparemment par le groupe également puisque celui-ci ne joue (bizarrement) que ses anciennes chansons en live. Etrange pour un groupe revendiquant son évolution qu'il juge toujours positive !

Avec une telle dégringolade, pourquoi un Oldies ? Car il convient de rendre hommage au glorieux passé d'un groupe qui ose sortir un album "retour aux sources" nommé Korn III : Remember who you are (histoire de faire genre: « on se rend compte de nos erreurs et on reprend là où on a déconné, oubliez le reste »), qui ose tourner un clip bourré de clichés sur eux-mêmes en tout genre (le jogging de Jonathan, le micro, les gosses, les balançoires), et qui tente de nous faire croire à sa sincérité en proposant une fin pleurée dans l'album (oui oui, vous ne rêvez pas, les journalistes l’ayant écouté confirment : il y aura bien des pleurs à la fin de l'opus… que c'est émouvant). Alors rappelons-nous ensemble à quel point « Blind » c'était quand même une sacrée tuerie de chanson. Remember.

« Blind » (Korn)
1994 (Korn)

 


 

Publié dans La vidéo de l'instant

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